Enseignement du français: bilan et perspectives

Le constat est celui de la dégradation de nos enseignements disciplinaires, tant dans l’Education nationale qu’à l’Université. Un certain nombre de dispositifs institutionnels, déployés depuis le début des années 2000, ont largement remis en question voire démantelé des éléments de programme et des démarches didactiques et pédagogiques, mis en œuvre depuis des décennies et adossés à des travaux scientifiques reconnus[1]. (suite…)

0 commentaire

Contribution pour les Assises de l’Université et de la recherche (ASUR)

Promouvoir un axe « Sciences du langage et de l’éducation (didactiques)-Humanités littéraires » à partir d’un pôle « Français » fédérateur et inclusif

Dans la perspective d’un rééquilibrage à l’égard des stratégies préférentielles du « capitalisme cognitif », qui privilégie un développement technoscientiste et technocratique, dans la perspective  d’un polycentrisme équitable, favoriser les articulations entre sciences du langage et de l’éducation (didactiques) ainsi qu’avec les humanités littéraires. A partir d’un pôle « français » fédérateur et inclusif. De manière à vertébrer et à promouvoir un axe éducationnel, de formation et de recherche (EN-INSPÉ-ESR) apte à contribuer à répondre aux aspirations socioculturelles de la période, et à élaborer, en contexte de mondialisation et de médiatisation des échanges, un humanisme dialogique et démocratique.   (suite…)

0 commentaire

Contributions au débat didactique

Dans l’article, « Travailler la langue pour apprendre à penser » (2023), Eveline CHARMEUX plaide pour une grammaire vivante, en phase avec l’acte de parler et d’écrire, et de penser ce faisant. Cette conception constructiviste  du cours de langue est bien éloignée de la normativité décontextualisée et prescriptive que l’institution impose aux publics, spécialement en FLM. Un ensemble de règles morphosyntaxiques, qui sépare grammaire de phrase et grammaire du discours, et qui est souvent vécu comme un pensum. (suite…)

0 commentaire

Présentation du projet inter-associatif

                                                                                            Exposé des motifs             Les IREM[1] ont été constitués en mathématiques en 1969, dans l’objectif de moderniser l’enseignement de cette discipline, en particulier pour la formation d’ingénieurs dans le contexte de l’industrialisation propre aux Trente glorieuses.            Sur ce modèle institutionnel, dans le contexte de la mondialisation et de la médiatisation des échanges, nous préconisons la création d’IREF (Instituts de recherche sur l’enseignement du et en français). Il s’agirait de structures pérennes et intercatégorielles (non hiérarchiques), incluant enseignant·e·s, formateur·rice·s, universitaires, inspecteur·rice·s, acteur·rice·s associatif·ves… Dans l’objectif de mutualiser des savoirs et des cultures disciplinaires dans une perspective de recherche-formation professionnelle, ainsi que de formation tout au long de la vie en langue française. Mais aussi dans l’objectif de construire des curricula contextualisés et adaptés à la période, à partir de cette discipline fondamentale, transversale qu’est le français, cela par l’ouverture aux autres didactiques, aux autres langues…

0 commentaire

Pour la création d’Instituts de recherche sur l’enseignement du et en français (IREF)

              Pour la création d’Instituts de recherche sur l’enseignement du et en français (IREF) intercatégoriels et inclusifs                               -------------------------------------------------- Nous souscrivons à la mobilisation de nos disciplines sur ces deux objectifs, organisationnel et institutionnel :            la constitution d’un réseau national et international de correspondants, dans l’objectif de rencontres régulières entre spécialistes de linguistique (linguistique de la communication, sociolinguistique, sémiotique…), de littératures (française, comparée, régionales, francophone et du monde en français) et de didactique, ainsi que de membres d’associations de français (FLP, FLE-FLS…), de Lettres classiques et modernes. Sur le modèle du congrès de la FIPF (Besançon, juillet 2025)[1] et des États généraux de l’Antiquité par exemple[2].           sur le modèle des IREM[3], qui ont été constitués en 1969, en référence également à la revendication du même ordre en philosophie[4], la création d’IREF (Instituts de recherche sur l’enseignement du et en français), c’est-à-dire de structures pérennes et intercatégorielles (incluant enseignants, formateurs, universitaires, inspecteurs, acteurs associatifs…). Pour la mutualisation des savoirs et des cultures disciplinaires dans une perspective de recherche-formation professionnelle, ainsi que de formation tout au long de la vie, de formation des adultes en langue française. Mais aussi, pour une construction…

0 commentaire

No more posts to load